
Premières nuits très fraîches pour les bourgeons en Saumur-Champigny
L’année 2026 se caractérise par une précocité exceptionnelle du débourrement. Les bourgeons commencent à éclater, les rendant particulièrement sensibles au gel.
Le gel au mois d’avril n’est pas un phénomène rare. En revanche, à cette époque la vigne est habituellement à un stade moins avancé, donc moins vulnérable. Cette année, la situation demande une vigilance accrue.
Une anticipation rapide des vignerons
Dès la semaine dernière, les vignerons ont anticipé le risque en repositionnant leurs capteurs gel Weenat dans les parcelles les plus exposées et en réactivant les alertes sur l’application, en prévision des nuits les plus fraîches.
Dans certaines parcelles de Saint-Cyr-en-Bourg, les températures sont descendues jusqu’à -2,5°C.
Des protections adaptées au stade de la vigne
Heureusement, les parcelles gélives sont taillées et pliées en dernier afin de retarder le débourrement. À ce stade encore précoce, les bourgeons peuvent supporter des températures allant jusqu’à -3°C.
Pour les secteurs les plus à risque, des systèmes de protection comme les tours anti-gel sont installés. Ils sont à utiliser avec parcimonie, d’où l’intérêt des capteurs et des alertes, qui permettent de réagir au bon moment.
Résultat : aucun dégât majeur à ce jour
La vigilance reste cependant de mise. Il reste encore quelques semaines avant les Saints de Glace : la période à risque est encore longue.
Les capteurs de gel et les outils d’alerte apparaissent plus que jamais comme des alliés essentiels pour anticiper et protéger le vignoble face à ces épisodes.




