Biodiversité
des vignerons engagés
Pour l’environnement et la biodiversité.
2004 – Début de la réfexion
2 vignerons (Thierry GERMAIN et Krishna LESTER du Château de Chaintres) ont rencontré Maarten Van HELDEN, chercheur à Bordeaux. Ils souhaitaient maitriser les insectes nuisibles du vignoble grâce à la biodiversité.
Le projet est présenté par le Syndicat pour une mise en place à l’échelle de l’appellation.
Entre 2005 et 2008, une étude détaillée du paysage et le piégeage des ravageurs ont été réalisés et ont montré qu’il existait une corrélation positive entre l’abondance des « tordeuses de la grappe » (Eudémis et Cochylis, papillons de nuit qui pondent dans les baies de raisin) et un paysage constitué essentiellement de grandes surfaces de vigne.
Afin de diminuer naturellement les populations de ces insectes, les vignerons se sont organisés collectivement pour repenser les paysages viticoles de l’appellation et mettre en place des actions favorables à la biodiversité.
Aujourd’hui, une commission technique composée de vignerons du conseil d’administration et de vignerons volontaires continue à mettre en place de nouveaux projets.

2005 à 2011 – Plantations et actions de recherche
20 km de ZER (Zones Écologiques Écologiques Réservoir = haies) plantées.
70 vignerons ont participé aux plantations.
Les plantations ont été réalisées selon un plan d’aménagement mis en place à l’issue de l’étude du paysage de l’AOC.
Évolutions du cahier des charges et pratiques culturales
2008 – Introduction de l’enherbement dans le cahier des charges
Dans le cadre de la réforme nationale des cahiers des charges des appellations, une nouvelle mesure est adoptée pour l’appellation Saumur-Champigny. Elle impose la présence d’un couvert végétal sur l’inter-rang des vignes ou, à défaut, la réalisation d’un travail du sol.
Par cette décision, Saumur-Champigny devient la première AOC française à interdire le désherbage chimique total des parcelles.
2018 – Harmonisation des cahiers des charges du vignoble d’Anjou-Saumur
Dix ans plus tard, l’ensemble des cahiers des charges des appellations du vignoble d’Anjou-Saumur est à son tour modifié, s’inscrivant dans la continuité des évolutions engagées précédemment.
Bénéfices de ces deux actions/mesures :
- Une diminution des populations de tordeuses de la grappe, constatée chaque année grâce aux piégeages de suivi;
- un abandon progressif de l’utilisation d’insecticides par les vigneronnes et vignerons de l’appellation.
Définition ZER (Zone Ecologique Réservoir) :
Infrastructure agro-écologique végétale, non productive, située en bordure de parcelle. Constitué d’essence ligneuses champêtres servant de réservoir de nourriture et d’habitat à la faune locale.


Depuis 2008 : un suivi régulier du vignoble
Observation des maladies et ravageurs
Depuis 2008, le syndicat suit chaque année les maladies et ravageurs par observation et piégeage sur un réseau de parcelles de l’AOC. Les piégeages sont installés à partir d’avril et permettent d’observer les insectes nuisibles comme les tordeuses de la grappe appelées eudémis et cochylis.
Suivi de la biodiversité
Dans 4 parcelles sont placés des pièges pour observer la biodiversité : deux pièges pour les insectes volants et deux pour les insectes rampants.
Un réseau de stations météo au service du vignoble
Pour compléter ces observations, près d’une centaine de stations météorologiques couvrent aujourd’hui l’ensemble du vignoble. Elles collectent notamment des données liées au gel ou à la pluviométrie.
Chaque semaine, les adhérents reçoivent un bulletin de synthèse présentant les résultats. Ces informations permettent à chacun d’adapter sa stratégie de protection du vignoble et de limiter autant que possible l’utilisation de pesticides.
Recherche et observation de la biodiversité
En parallèle du suivi des ravageurs, le syndicat a engagé des observations plus globales sur la biodiversité.
Entre 2008 et 2012, un projet de Recherche & Développement labellisé par le pôle de compétitivité Végépolys Valley a ainsi été mené afin d’étudier l’entomofaune et la flore sur différentes parcelles de l’appellation.
Depuis 2020, ces observations ont été renouvelées régulièrement sur une partie du vignoble.
Plantation d’arbres et structuration du paysage
Entre 2010 et 2015, en complément des plantations de haies et en partenariat avec le Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine, les viticulteurs ont participé à la réintroduction d’arbres isolés aux abords des parcelles.
Des essences emblématiques, telles que les amandiers et les noyers, ont ainsi été plantées. On peut aujourd’hui les découvrir lors de promenades à travers les vignes du Saumur-Champigny.
Installation de nichoirs pour les auxiliaires naturels
Dans le prolongement des actions engagées pour favoriser la présence des prédateurs naturels des ravageurs de la vigne, une centaine de nichoirs ont été installés sur le territoire de l’appellation entre 2022 et 2023.
Ces nichoirs, destinés notamment aux mésanges bleues, mésanges charbonnières et aux chauves-souris, ont été placés aussi bien dans les parcelles qu’aux abords des domaines et des chais.

Explorer le terroir du Saumur-Champigny
Le Saumur-Champigny est le fruit d’un équilibre unique entre un cépage, un sol et un fleuve.
Cabernet Franc, tuffeau, Loire, biodiversité et engagement des vignerons composent ensemble l’identité du vignoble et façonnent le caractère des vins de l’appellation.
Découvrez les éléments qui participent à l’expression et à la singularité des vins de Saumur-Champigny.

cabernet franc
Cépage emblématique de la vallée de la Loire, le Cabernet Franc est au cœur de l’identité des vins de Saumur-Champigny. Il révèle ici toute sa finesse et son élégance.

Tuffeau
Pierre calcaire typique du Saumurois, le tuffeau façonne les paysages, les sols du vignoble et participe à l’équilibre des vins.

Loire
Dernier grand fleuve sauvage d’Europe, la Loire influence le climat du vignoble et contribue à l’équilibre naturel du terroir.

projets en cours
Expérimentation de nouveaux cépages, études naturalistes ou vitipastoralisme : découvrez les actions menées aujourd’hui pour préparer la viticulture de demain.




